Par Elisha Bajemon, Ingénieur IA chez TW3 Partners. Dernière mise à jour : 27 mai 2026.
Panorama B2B des scale-ups françaises de l’IA à suivre autour de VivaTech 2026 : modèles de fondation, santé, code, défense, quantique, data, et critères d’évaluation pour acheteurs, DSI et directions innovation.
La scène française de l’intelligence artificielle a changé d’échelle en trois ans. Là où l’environnement comptait encore une poignée de licornes en 2022, il rassemble en 2026 plusieurs scale-ups capables de lever des centaines de millions d’euros par tour, de signer des contrats avec des groupes du CAC 40, et de soutenir la comparaison technique avec leurs homologues américains. VivaTech 2026, qui se tient du 17 au 20 juin 2026 à Paris Expo Porte de Versailles pour sa 10e édition, est l’occasion la plus dense de l’année pour rencontrer ces acteurs sur un même plateau.
Cet article propose un panorama opérationnel des scale-ups françaises de l’IA à suivre autour de VivaTech, segmenté par vertical, avec des focus détaillés sur quelques acteurs structurants et un angle B2B pour les directions achats, innovation, data et IT qui préparent leur visite.
L’équipe TW3 Partners est présente sur place : Hall 7.2, Allée C, Stand 74, du 17 au 20 juin 2026.
Pourquoi 2026 marque un palier pour l’IA française
Trois faits objectifs justifient l’attention portée à l’écosystème français cette année.
D’abord, le volume capitalistique. Selon le Stanford HAI AI Index Report 2025, la France figure parmi les premiers pays européens pour les levées privées dédiées à l’IA, avec une concentration forte sur les modèles de fondation et la deeptech. Plusieurs tours dépassent les 200 millions de dollars sur la période 2023-2025, et Mistral AI a franchi en septembre 2025 le seuil du décacorne avec une Série C de 1,7 milliard d’euros à 11,7 milliards d’euros de valorisation.
Ensuite, la structuration réglementaire. Le règlement (UE) 2024/1689 dit AI Act, publié au Journal officiel de l’Union européenne le 12 juillet 2024 et entré en vigueur le 1er août 2024, impose un cadre commun aux fournisseurs et déployeurs de systèmes d’IA. Les obligations applicables aux modèles à usage général (GPAI) s’appliquent depuis le 2 août 2025. Les obligations relatives aux systèmes à haut risque entrent en application le 2 août 2026. Les scale-ups françaises, du fait de leur ancrage européen, communiquent activement sur leur conformité, ce qui devient un argument commercial face aux clients régulés (banques, assurances, santé, secteur public).
Enfin, la maturité industrielle. Le rapport McKinsey State of AI indique que la part des entreprises ayant déployé l’IA générative en production progresse fortement dans plusieurs secteurs. Les acheteurs B2B européens ne sont plus en phase d’expérimentation isolée, ils cherchent des fournisseurs capables de scaler, de respecter la souveraineté des données, et de fournir un support contractuel solide.
VivaTech 2026 affiche sur sa 10e édition une attention forte à la souveraineté technologique, à la défense et à la cybersécurité, avec un Top 100 VivaTech 2026 publié par Bpifrance qui sert de filtre utile pour les acheteurs.
Segmentation par vertical
Pour un acheteur ou un partenaire technologique, regarder l’IA française comme un bloc unique n’a aucun sens. La typologie utile pour préparer VivaTech 2026 distingue cinq grands verticaux.
Modèles de fondation et plateformes
C’est la couche la plus visible et la plus capitalisée.
Mistral AI, fondée à Paris en avril 2023 par Arthur Mensch (ex-Google DeepMind, co-auteur du papier Chinchilla), Guillaume Lample et Timothée Lacroix (tous deux ex-Meta AI, équipes Llama). Trajectoire de financement : seed de 105 millions d’euros en juin 2023, Série B de 385 millions d’euros en décembre 2023 (valorisation environ 2 milliards d’euros), tour de 600 millions d’euros en juin 2024 (valorisation environ 5,8 milliards d’euros), puis Série C de 1,7 milliard d’euros en septembre 2025 menée par ASML à 11,7 milliards d’euros de valorisation, faisant de Mistral le premier décacorne français. Tour de table cumulé : Andreessen Horowitz, Lightspeed, General Catalyst, DST Global, Nvidia, Bpifrance, Index Ventures, Salesforce Ventures, ASML, plus un partenariat industriel avec Microsoft. Gamme actuelle : modèles à poids ouverts (Mistral 7B, Mixtral, Codestral), modèles commerciaux (Mistral Large, Mistral Small), plateforme API, déploiement on-premise et assistant Le Chat. Arthur Mensch est annoncé parmi les intervenants de VivaTech 2026.
Hugging Face, créée en 2016 par Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf, avec des bureaux à Paris et New York. La Série D d’août 2023 a levé 235 millions de dollars à une valorisation de 4,5 milliards de dollars, menée par Salesforce Ventures, avec Google, Amazon, Nvidia, Intel, AMD, IBM, Qualcomm et Sound Ventures parmi les co-investisseurs. Hugging Face est devenue l’infrastructure de référence pour l’hébergement, le partage et le déploiement de modèles à poids ouverts, avec Inference Endpoints, Spaces, AutoTrain et Text Generation Inference.
IA pour la santé et les sciences du vivant
Doctolib investit dans des fonctionnalités d’IA d’assistance au cabinet médical (transcription de consultations, aide à la rédaction de comptes-rendus), avec une approche centrée sur la conformité RGPD et l’hébergement HDS. Stanislas Niox-Chateau, CEO et co-fondateur, est annoncé parmi les intervenants de VivaTech 2026 sur la transformation du parcours de soins.
Aqemia, spin-off de l’ENS Paris, applique la simulation moléculaire de physique théorique et l’IA générative à la découverte de médicaments. Un tour additionnel de 30 millions d’euros annoncé début 2024, mené par Wendel Growth avec Bpifrance Large Venture, Eurazeo et Elaia, a porté le cumul de la Série A à 60 millions d’euros. Aqemia a signé un partenariat de découverte de médicaments avec Sanofi annoncé en 2024 pour un montant pouvant atteindre 140 millions de dollars en milestones.
IA pour la défense et la souveraineté
Helsing, fondée à Munich en 2021 et présente avec des bureaux à Londres, Berlin, Paris et Tallinn, a annoncé en juillet 2024 une Série C de 450 millions d’euros menée par General Catalyst, avec Accel, Saab, Lightspeed, Plural et Greenoaks. La valorisation rapportée à l’issue du tour avoisine 4,95 milliards d’euros. La société développe des logiciels d’IA pour la défense et est mentionnée par VivaTech 2026 parmi les exposants DefenseTech de premier plan.
Comand AI, scale-up parisienne fondée en 2023, développe la plateforme Prevail qui agrège des données opérationnelles pour appuyer la planification et la prise de décision des officiers sur le terrain. Le tour de seed annoncé en 2024, mené par Eurazeo, a porté les premiers financements à environ 8,5 millions d’euros, suivi d’un complément d’environ 12 millions d’euros. La société indique des déploiements pilotes côté armée française et Bundeswehr. Elle est citée par VivaTech 2026 parmi les acteurs DefenseTech à suivre.
Quantique et IA hybride
Pasqal, fondée en 2019 à partir de l’Institut d’Optique par Georges-Olivier Reymond, Christophe Jurczak, Alain Aspect (Prix Nobel de physique 2022), Antoine Browaeys et Thierry Lahaye, construit des ordinateurs quantiques à atomes neutres. La Série B de janvier 2023 a levé 100 millions d’euros, menée par Temasek, avec European Innovation Council Fund, Wa’ed Ventures, Bpifrance Large Venture, Quantonation, le Fonds Innovation Défense, Daphni et Eni Next. Pasqal cible un horizon de 1 000 qubits et travaille sur des cas d’usage hybrides quantique plus IA en chimie, finance et énergie, avec un accès cloud via Microsoft Azure Quantum. Loïc Henriet, CTO de Pasqal, participe à un panel quantique le 18 juin sur la Purple Stage de VivaTech 2026, et Alain Aspect figure parmi les intervenants annoncés.
Quandela, spin-off du CNRS, développe des processeurs quantiques photoniques. La Série B annoncée en novembre 2023 a levé 50 millions d’euros, co-menée par Serena et Crédit Mutuel Innovation avec l’European Innovation Council, Bpifrance, Quantonation et Omnes Capital. Quandela a livré un premier ordinateur quantique à OVHcloud et est listée comme partenaire VivaTech 2026.
Data et outils créatifs
Dataiku, fondée à Paris en 2013 par Florian Douetteau, est l’une des plus anciennes scale-ups data françaises. La Série F de décembre 2022 a levé 200 millions de dollars à une valorisation d’environ 3,7 milliards de dollars (en repli par rapport à la valorisation de 4,6 milliards de dollars atteinte lors de la Série E de 2021), menée par Wellington Management, avec Tiger Global, ICONIQ Growth, CapitalG, FirstMark Capital, Battery Ventures, Snowflake Ventures et Dawn Capital. La plateforme Dataiku reste un standard pour les directions data des grands comptes et la société a réorienté son discours autour de l’IA générative d’entreprise (LLM Mesh, agents). Dataiku est partenaire de VivaTech 2026.
Photoroom, fondée en 2019 par Matthieu Rouif et Eliot Andres, applique l’IA générative à la retouche photo pour l’e-commerce et les créateurs. La Série B de février 2024 a levé 43 millions de dollars à une valorisation d’environ 500 millions de dollars, menée par Balderton Capital et Aglaé Ventures avec Y Combinator. La société revendique plus de 150 millions de téléchargements cumulés de son application et traite plusieurs milliards d’images par an.
Acteurs français structurants de l’IA à connaître
Plusieurs scale-ups françaises ou opérant depuis la France pèsent dans le paysage IA même quand leur présence sur le salon n’est pas un format de stand classique. Elles méritent d’être suivies en parallèle de VivaTech.
Owkin, fondée en 2016 à Paris par Thomas Clozel et Gilles Wainrib, applique le federated learning à la recherche médicale et biopharmaceutique. En novembre 2021, Sanofi a investi 180 millions de dollars dans le cadre d’un partenariat stratégique de cinq ans portant sur quatre programmes en oncologie, avec un paiement complémentaire de 90 millions de dollars sur trois ans plus des milestones. Owkin combine accès à des cohortes hospitalières (réseau MOSAIC, AP-HP, Gustave Roussy, Institut Curie) et modèles propriétaires en pathologie digitale et drug discovery.
Poolside, fondée en 2023 par Jason Warner (ex-CTO GitHub) et Eiso Kant, basée notamment à Paris. La Série B d’octobre 2024 a levé 500 millions de dollars à environ 3 milliards de dollars de valorisation, menée par Bain Capital Ventures avec eBay Ventures, Nvidia, DST Global, Felicis, Redpoint, Citi Ventures, Capital One Ventures, HSBC Ventures, LG Technology Ventures et plusieurs autres. La société entraîne des modèles spécialisés pour le code et cible les grandes organisations cherchant un copilote interne plutôt qu’un service public. Des discussions d’investissement complémentaire par Nvidia ont été rapportées fin 2025.
H Company (ex-H), fondée en 2024 à Paris par Charles Kantor (CEO), Karl Tuyls, Laurent Sifre, Julien Perolat et Daan Wierstra (tous quatre ex-Google DeepMind). La société a annoncé en mai 2024 un tour de seed exceptionnel de 220 millions de dollars, avec Accel, Eric Schmidt, Xavier Niel, Yuri Milner, Bernard Arnault via Aglaé Ventures, Bpifrance Large Venture, Creandum, Elaia, Eurazeo, FirstMark, Visionaries Club, et des contributions d’Amazon, Samsung et UiPath. Le positionnement est celui d’agents autonomes pour automatiser des workflows d’entreprise, avec un premier produit Runner H sorti fin 2024.
Focus détaillés : cinq dossiers à préparer avant VivaTech
Pour les équipes B2B qui n’ont que deux ou trois rendez-vous utiles dans la semaine, voici cinq dossiers à approfondir.
Mistral AI : on-premise, souveraineté et passage au décacorne
Le différenciateur de Mistral pour un acheteur européen n’est pas seulement la qualité du modèle, c’est la possibilité de déployer Mistral Large ou Mistral Small en VPC ou on-premise, avec un contrat de licence européen. Le tour de Série C avec ASML en lead change la donne capitalistique, mais ne change pas le besoin acheteur. Questions utiles à poser : conditions de fine-tuning sur données propriétaires, garanties d’isolement et de non-réutilisation des prompts, support de Codestral sur stack interne, articulation avec Azure (via le partenariat Microsoft) versus déploiement neutre.
Hugging Face : l’angle infrastructure plutôt que modèle
Hugging Face vend de moins en moins un modèle et de plus en plus la plateforme qui héberge vos modèles. Inference Endpoints, Spaces, AutoTrain et la stack Text Generation Inference sont les briques à examiner. Pour un DSI, la question est : remplace-t-on un déploiement maison Kubernetes plus Triton par une offre managée Hugging Face Enterprise Hub, et à quel coût total à trois ans.
Dataiku : la consolidation autour des agents
Dataiku a passé 2024 et 2025 à intégrer LLM Mesh dans sa plateforme et à pousser une couche agents. Les acheteurs déjà clients ont intérêt à comparer le coût marginal d’extension de leur licence Dataiku face à un build interne ou à un concurrent pure player IA. La question de gouvernance (lineage des modèles, traçabilité, conformité AI Act) est un argument fort de la plateforme.
Pasqal : intégration dans une roadmap deeptech
Pour un industriel énergie, chimie ou finance, la conversation utile avec Pasqal porte sur le calendrier de disponibilité de leurs processeurs (objectif 1 000 qubits affiché), sur les algorithmes hybrides éprouvés avec leurs partenaires industriels, et sur le modèle d’accès cloud via Microsoft Azure Quantum. Un POC quantique réaliste passe par un cas d’usage métier identifié et une équipe interne capable d’évaluer le différentiel face à un solveur classique.
Helsing et Comand AI : la grille DefenseTech
Pour une direction grands comptes, ou une OIV (opérateur d’importance vitale), regarder Helsing et Comand AI ensemble permet de qualifier l’offre logicielle européenne d’IA de défense. Les questions structurantes : niveau de classification supporté, hébergement souverain, intégration aux systèmes d’armes existants, modèle contractuel (licence, intégration projet, partenariat à long terme).
Angle B2B : ce que les acheteurs doivent regarder en priorité
Indépendamment du vertical, cinq critères structurent une short list crédible.
Conformité AI Act. Pour les usages à haut risque (santé, RH, scoring crédit, biométrie), demandez au fournisseur sa cartographie des obligations applicables au titre du règlement 2024/1689, la documentation technique prévue à l’annexe IV, et son calendrier de mise en conformité à l’horizon du 2 août 2026. Les sanctions atteignent 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial pour les pratiques interdites, et 15 millions d’euros ou 3 % pour les autres manquements (article 99).
Souveraineté des données et hébergement. Localisation des serveurs, présence d’un hébergement HDS pour la santé, certifications SecNumCloud pour les administrations, alignement avec la doctrine Cloud de Confiance.
Maturité du support contractuel. SLA, clauses de réversibilité, audit des modèles, gestion des incidents, plan de continuité. Plus le fournisseur est jeune, plus ce point doit être instruit finement.
Économie unitaire. Coût par token, par requête, par utilisateur actif. Beaucoup de scale-ups subventionnent encore leur coût d’inférence. L’acheteur a intérêt à modéliser une projection à trois ans avec un scénario de hausse tarifaire et de bascule potentielle de fournisseur.
Stack ouverte ou propriétaire. Le choix entre modèles à poids ouverts (Mistral, Hugging Face) et modèles fermés conditionne la dépendance fournisseur sur cinq à dix ans, et le degré de portabilité d’une charge d’inférence d’un cloud à l’autre.
Méthode TW3 pour préparer un VivaTech utile
TW3 Partners accompagne des directions générales, innovation et marketing sur leur stratégie GEO (Generative Engine Optimization) et leurs partenariats deeptech. La méthode appliquée pour rentabiliser un salon comme VivaTech tient en quatre temps.
Premièrement, cartographier les besoins internes avant de regarder les exposants. Une short list de cinq à sept cas d’usage métier prioritaires, validée par les directions opérationnelles, évite les visites de courtoisie.
Deuxièmement, croiser cette short list avec la liste officielle des exposants et les annonces récentes (levées, partenariats, sorties produit) pour bâtir une grille de rendez-vous avec hypothèses de valeur explicites par fournisseur.
Troisièmement, sur place, garder une discipline d’entretien structuré : questions sur la roadmap à 12 mois, sur trois références clients comparables, sur la conformité AI Act et l’hébergement, sur les conditions commerciales d’un POC.
Quatrièmement, capitaliser. Un compte-rendu de chaque rencontre, une grille de scoring partagée, une décision rapide (POC, veille active, abandon) dans les deux semaines suivant le salon.
L’équipe TW3 reçoit sur le stand 74, Allée C, Hall 7.2, pour échanger sur ces sujets et sur la production de contenu GEO orientée acheteur B2B.
FAQ
Quelles scale-ups françaises de l’IA sont citées dans le programme VivaTech 2026 ?
VivaTech 2026 met en avant la souveraineté technologique, la DefenseTech et la cybersécurité comme fils rouges. Plusieurs scale-ups françaises citées dans cet article sont confirmées au programme ou comme partenaires : Mistral AI (Arthur Mensch parmi les intervenants), Dataiku (partenaire), Quandela (partenaire), Pasqal (panel quantique du 18 juin avec Loïc Henriet, intervention d’Alain Aspect), Doctolib (intervention de Stanislas Niox-Chateau), Helsing et Comand AI (cités dans la liste DefenseTech), Photoroom et Aqemia (citées parmi les startups françaises identifiées par VivaTech). La liste détaillée des stands et prises de parole est mise à jour sur https://vivatech.com.
Quelle est la plus grosse levée de fonds française en IA récente ?
Sur la période 2023-2025, plusieurs tours dépassent les 200 millions de dollars ou d’euros : Mistral AI (Série C de 1,7 milliard d’euros en septembre 2025, après une Série B élargie de 600 millions d’euros en juin 2024), Poolside (500 millions de dollars en octobre 2024), Helsing (450 millions d’euros en juillet 2024), Hugging Face (235 millions de dollars en août 2023), H Company (220 millions de dollars de seed en mai 2024), Dataiku (200 millions de dollars en décembre 2022).
Comment évaluer la conformité AI Act d’un fournisseur ?
Le règlement 2024/1689 distingue les systèmes interdits, à haut risque, à risque limité et minimal. Pour les systèmes à haut risque, l’annexe IV liste la documentation technique exigée. Un fournisseur sérieux est capable de produire une analyse de risque, une description du système de gestion de la qualité, un plan de mise en conformité aligné sur le calendrier 2025-2027 (GPAI depuis le 2 août 2025, haut risque au 2 août 2026), et une cartographie des sanctions article 99 (jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial). Le texte officiel est disponible sur EUR-Lex.
L’écosystème français de l’IA est-il vraiment compétitif face aux États-Unis ?
Sur les modèles de fondation grand public, l’écart capitalistique reste significatif, même si Mistral AI a réduit l’écart avec son passage au décacorne. Sur des verticaux deeptech (quantique, santé, défense, drug discovery), les positions françaises sont structurellement fortes, portées par la recherche académique (CNRS, INRIA, Institut Pasteur, Institut Curie, Institut d’Optique) et par le plan France 2030. Le Stanford HAI AI Index 2025 confirme cette spécialisation européenne.
Quel intérêt pour une PME ou ETI de rencontrer ces scale-ups ?
Au-delà du SaaS classique, plusieurs scale-ups françaises proposent des formules de partenariat (co-développement, POC subventionné, accès à des programmes Bpifrance ou France 2030) qui réduisent le ticket d’entrée. Un échange direct sur stand permet de qualifier en trente minutes ce qu’un cycle commercial classique demande sur deux mois.
Sources
- Stanford HAI, AI Index Report 2025, https://aiindex.stanford.edu/report/
- Règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle (AI Act), Journal officiel de l’Union européenne, https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj
- Article 99 (Sanctions) de l’AI Act, EUR-Lex, https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj
- McKinsey & Company, The State of AI, https://www.mckinsey.com/capabilities/quantumblack/our-insights/the-state-of-ai
- Bpifrance, Top 100 VivaTech 2026, https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/top-100-vivatech-2026-le-palmares-qui-cartographie-les-enjeux-tech-europeens
- La French Tech, https://lafrenchtech.gouv.fr
- France 2030, https://www.gouvernement.fr/france-2030
- VivaTech (édition 2026), https://vivatech.com
- Mistral AI, levée de Série C, https://mistral.ai/news/mistral-ai-raises-1-7-b-to-accelerate-technological-progress-with-ai
- Mistral AI, https://mistral.ai
- Hugging Face, https://huggingface.co
- Dataiku, https://www.dataiku.com
- Owkin, https://www.owkin.com
- Photoroom, https://www.photoroom.com
- Doctolib, https://www.doctolib.fr
- Pasqal, https://www.pasqal.com
- Quandela, https://www.quandela.com
- Aqemia, https://aqemia.com
- H Company, https://www.hcompany.ai
- Helsing, https://helsing.ai
- Comand AI, https://www.comand.ai

