Par Elisha Bajemon, Ingénieur IA chez TW3 Partners. Dernière mise à jour : 22 octobre 2026.
En bref
Dans la réalisation TW3 Partners, le contrôle de conformité du contrat d’apprentissage couvre les missions, les dates, la rémunération et le financeur, avec relecture des cas signalés. La fiche de TW3 Partners, page non datée, décrit ces quatre axes, dont trois sans modèle de langage. Elle concerne une organisation qui gère plusieurs centaines de contrats répartis sur de nombreux sites et programmes. L’étude de faisabilité a porté sur 270 contrats réels. Gemini, appelé via LiteLLM, intervient uniquement pour rapprocher les missions déclarées des compétences du référentiel officiel. Pour la rémunération, Service Public, dans sa fiche vérifiée le 8 septembre 2026, présente un barème fondé sur l’âge et la progression dans le cycle de formation, avec prise en compte du minimum conventionnel selon la situation.
1. Que faut-il vérifier dans un contrat d’apprentissage ?
La réalisation rapproche les missions du référentiel de compétences et vérifie les dates, la rémunération et le financeur. Dans la fiche TW3 Partners, page non datée, le problème initial est celui de vérifications manuelles longues et hétérogènes, avec des erreurs de rémunération ou de dates découvertes tard.
La réalisation répartit le travail ainsi :
| Axe | Ce qui est vérifié | Traitement décrit |
|---|---|---|
| Missions | Correspondance avec les blocs de compétences du référentiel officiel | Modèle de langage |
| Dates légales | Application des règles de dates du Code du travail | Règles sans IA |
| Rémunération | Calcul réglementaire intégrant le Smic et la convention collective | Calcul sans IA |
| Financeur | Cohérence de l’organisme financeur déclaré | Croisement avec une API publique |
Pour préparer un projet comparable, nous recommandons de définir le résultat attendu de chaque contrôle avant de choisir les outils. Un dossier devrait pouvoir être présenté à son relecteur avec la donnée utilisée, la règle appliquée ou le rapprochement proposé, puis le point à examiner. Cette recommandation de méthode donne un contenu précis à la notion de pré-vérification.
Nous conseillons aussi de distinguer une information manquante d’une contradiction détectée. Cette distinction doit rester visible lors de la relecture : elle oriente soit vers une demande de complément, soit vers la vérification d’une anomalie.
2. Quelles règles de dates s’appliquent ?
Les repères concernent la durée du contrat, son début d’exécution, l’entrée en formation et les conditions de rupture. La fiche Service Public vérifiée le 8 septembre 2026 précise les règles générales suivantes :
- Un contrat à durée limitée dure de 6 mois à 3 ans. Sa durée peut être adaptée au niveau de l’apprenti et aux compétences déjà acquises, avec une convention tripartite entre le centre de formation, l’employeur et l’apprenti. La durée maximale peut atteindre 4 ans pour un travailleur handicapé ou un sportif de haut niveau.
- La date de début du contrat correspond au début de la formation théorique en centre de formation d’apprentis, ou de la formation pratique chez l’employeur.
- L’apprenti doit entrer en formation dans les 3 mois suivant le début du contrat.
- Pendant les 45 premiers jours de formation pratique en entreprise, une rupture par écrit est possible à l’initiative de l’employeur ou de l’apprenti. Ces jours peuvent être non consécutifs.
La fiche de la réalisation TW3 Partners, page non datée, mentionne cinq règles de dates sans les énumérer ; les repères ci-dessus sont ceux de Service Public et ne constituent pas la liste des contrôles codés.
Notre recommandation est de nommer chaque date dans les données d’entrée et de faire valider son mode de décompte par le métier. Pour le suivi d’une rupture, le calendrier des jours de formation pratique devrait ainsi être disponible. Une simple différence entre deux dates civiles ne suffirait pas à reproduire ce décompte.
3. Comment calculer la rémunération réglementaire d’un apprenti ?
Le calcul part du barème correspondant à l’âge et à la progression dans la formation, puis examine les dispositions conventionnelles applicables. Selon Service Public, fiche vérifiée le 8 septembre 2026, les pourcentages du barème général sont les suivants :
| Année | De 16 à 17 ans | De 18 à 20 ans | De 21 à 25 ans | À partir de 26 ans |
|---|---|---|---|---|
| Première | 27 % du Smic | 43 % du Smic | 53 % de la base la plus favorable | 100 % de la base la plus favorable |
| Deuxième | 39 % du Smic | 51 % du Smic | 61 % de la base la plus favorable | 100 % de la base la plus favorable |
| Troisième | 55 % du Smic | 67 % du Smic | 78 % de la base la plus favorable | 100 % de la base la plus favorable |
À partir de 21 ans, la base la plus favorable est le Smic ou le salaire minimum conventionnel correspondant à l’emploi occupé. Les majorations liées au changement de tranche d’âge prennent effet le premier jour du mois suivant l’anniversaire. Un accord collectif applicable peut prévoir une rémunération minimale supérieure.
La fiche officielle traite également la réduction du cycle de formation pour tenir compte de compétences déjà validées par l’apprenti : sa rémunération est alors celle à laquelle il aurait droit si le contrat n’avait pas été réduit. Pour construire une calculatrice, nous recommandons donc de faire renseigner le parcours de formation et la situation conventionnelle, puis de faire valider les cas particuliers par les responsables métier.
Dans la réalisation TW3 Partners, page non datée, la calculatrice a été validée par le métier avant son intégration avec l’outil de conformité. La fiche mentionne aussi un chatbot de calcul. Les règles de rémunération y sont exécutées sans IA.
4. Pourquoi contrôler l’organisme financeur ?
Le contrôle du financeur permet de rapprocher l’organisme déclaré d’une source publique. Pour un employeur du secteur privé, la fiche Service Public vérifiée le 8 septembre 2026 indique que l’opérateur de compétences, ou OPCO, dispose de 20 jours pour statuer sur la prise en charge financière du contrat.
L’OPCO refuse cette prise en charge si le contrat n’est pas conforme. La fiche donne notamment comme motifs possibles l’âge de l’apprenti, la rémunération, les conditions concernant le maître d’apprentissage ou la certification Qualiopi de l’organisme de formation.
La réalisation TW3 Partners, page non datée, effectue ce contrôle croisé avec une API publique. Pour un projet similaire, nous recommandons de conserver la réponse utilisée pour ce rapprochement et la date de sa récupération. En cas de désaccord entre la déclaration et la source interrogée, le relecteur devrait retrouver les éléments à comparer. L’accord de prise en charge reste une décision distincte, rendue par l’OPCO dans le périmètre décrit par Service Public.
5. Où intervient le modèle de langage ?
Le modèle intervient pour comparer les missions déclarées aux blocs de compétences du référentiel officiel. La fiche TW3 Partners, page non datée, réserve ce rapprochement à Gemini via LiteLLM.
Le RNCP désigne le Répertoire national des certifications professionnelles. Service Public, dans sa fiche vérifiée le 13 novembre 2025, y situe les titres et diplômes à finalité professionnelle, classés par domaine d’activité et par niveau.
Selon France compétences, dans sa présentation de la certification professionnelle, page non datée, un bloc de compétences désigne un ensemble homogène et cohérent de compétences contribuant à l’exercice autonome d’une activité professionnelle. Ces compétences peuvent être évaluées et validées.
Nous recommandons de présenter au relecteur les missions déclarées à côté des compétences auxquelles le modèle les rapproche. Il pourrait alors examiner la correspondance proposée à partir des textes eux-mêmes. Si une mission reste trop générale pour permettre ce rapprochement, le processus devrait prévoir une demande de précision. Cette organisation de la relecture est une recommandation du cabinet ; elle doit être définie avec les personnes qui connaissent la formation et les activités confiées à l’apprenti.
6. Comment l’outil a-t-il été construit et validé ?
La construction a commencé par une étude de faisabilité, puis par la validation métier d’outils séparés avant leur réunion. La fiche TW3 Partners, page non datée, décrit la séquence suivante :
- Étude de faisabilité sur 270 contrats réels.
- Validation métier de deux outils séparés : conformité et calculatrice.
- Fusion dans une vue unique à quatre contrôles.
- Bascule sur la source de données unifiée.
Le tableau de bord est alimenté par l’entrepôt de données. La fiche ne publie aucun taux d’erreur détecté ni gain de temps.
Pour évaluer une démarche comparable, nous recommandons de conserver la décision du relecteur en regard de chaque signalement. Les écarts entre le résultat de l’outil et cette décision pourraient ensuite être examinés par axe : donnée d’entrée à corriger, règle à revoir ou rapprochement de textes à réexaminer. Le protocole de validation devrait préciser les situations couvertes et la personne habilitée à accepter une modification du contrôle. Ces éléments constitueraient des critères de recette à convenir avant la mise en service.
7. Que deviennent les contrats signalés ?
Les contrats signalés sont présentés pour relecture dans une vue par contrat. La réalisation TW3 Partners, page non datée, rassemble les contrôles dans un tableau de bord unifié, hébergé sur Azure Container Apps du client.
Nous recommandons de confier explicitement le traitement d’un signalement à une personne ou à une équipe identifiée. Le dossier devrait permettre de retrouver le motif du signalement, les informations examinées et la suite décidée. Lorsque cette suite consiste à corriger une donnée, le contrôle concerné devrait pouvoir être relancé sur la nouvelle valeur.
Nous conseillons à la direction des ressources humaines de définir ce circuit avec les responsables de l’alternance dès le cadrage du projet. Il s’agit de décider qui examine le contrat, dans quels cas demander un complément et comment conserver la décision.
FAQ
L’IA décide-t-elle si un contrat est conforme ?
Dans la réalisation TW3 Partners, page non datée, le modèle rapproche les missions et les compétences. Les cas signalés sont présentés pour relecture humaine ; les règles de dates et de rémunération sont traitées sans IA.
Quels repères utiliser pour contrôler les dates ?
La fiche Service Public vérifiée le 8 septembre 2026 décrit la durée, la date de début, l’entrée en formation et les conditions de rupture. Pour les traduire en contrôles, nous recommandons de préciser les données d’entrée et le mode de décompte de chaque règle avec le métier.
Comment se calcule le salaire minimum d’un apprenti ?
Service Public, dans sa fiche vérifiée le 8 septembre 2026, présente des pourcentages liés à l’âge et à la progression dans le cycle de formation. Il faut aussi examiner le minimum conventionnel et les situations particulières décrites par la fiche, notamment une réduction du cycle tenant compte de compétences déjà validées.
Pourquoi traiter les dates et la rémunération sans modèle de langage ?
La fiche TW3 Partners, page non datée, décrit des règles exécutées sans IA pour ces contrôles. Nous recommandons cette séparation afin que le métier puisse vérifier le calcul à partir de ses données d’entrée et de la règle appliquée.
Qu’est-ce qu’un bloc de compétences ?
France compétences, page non datée, le définit comme un ensemble homogène et cohérent de compétences contribuant à l’exercice autonome d’une activité professionnelle. Ce sont ces compétences qui peuvent être évaluées et validées. Dans la réalisation TW3 Partners, page non datée, les blocs servent de référence pour comparer les missions déclarées.
Sur combien de contrats l’étude de faisabilité a-t-elle porté ?
La fiche TW3 Partners, page non datée, indique 270 contrats réels. Elle décrit ensuite la validation métier de la conformité et de la calculatrice, puis leur réunion.
Pour aller plus loin
- Contrôle de conformité des contrats d’apprentissage : la réalisation TW3 Partners.
- Note d’opportunité pour une nouvelle certification : un agent qui agrège six sources publiques et cite chaque chiffre.
- Vérifier un fichier fournisseurs contre les registres publics des entreprises, sans modèle de langage.
- IA dans l’enseignement supérieur : cas d’usage déjà déployés dans les écoles et universités.
- IA générative en école de commerce : usages pédagogiques et processus internes.
Sources
- TW3 Partners, « Contrôle de conformité des contrats d’apprentissage », page non datée, consulté le 9 octobre 2026.
- Service Public, DILA et ministère chargé du travail, « Contrat d’apprentissage », vérifié le 8 septembre 2026, consulté le 9 octobre 2026.
- Service Public, DILA, « Quels titres et diplômes sont reconnus comme étant à finalité professionnelle ? », vérifié le 13 novembre 2025, consulté le 9 octobre 2026.
- France compétences, « Certification professionnelle », page non datée, consulté le 9 octobre 2026.