Par Elisha Bajemon, Ingénieur IA chez TW3 Partners. Dernière mise à jour : 19 octobre 2026.

En bref

Pour générer un rapport avec l’IA, sélectionnez les documents, faites produire un plan puis le livrable, relisez-le par la conversation et exportez-le. Dans sa fiche sur la rédaction de rapports, relevée le 9 octobre 2026, TW3 Partners décrit un assistant qui produit rapports de risques, notes de synthèse, comparaisons de contrats et présentations prêtes à retravailler. Le problème décrit est celui de la compilation de documents et du lien avec les sources perdu dans le copier-coller.

Selon l’Insee, dans sa publication du 21 juillet 2026, 43 % des entreprises utilisatrices de l’IA recourent en 2025 à la génération de texte ou de parole. Le champ couvre les entreprises françaises de 10 salariés ou plus des secteurs principalement marchands, hors agriculture, finance et assurance. La fiche TW3 Partners déclare un cloud privé OVHcloud en France, ainsi que des modèles Claude via AWS Bedrock en régions EU et US dans la passerelle de production. Ses étapes placent la relecture et les corrections par la conversation avant l’export du fichier.

1. Qu’est-ce qui distingue la génération d’un livrable d’une question-réponse ?

La génération d’un livrable assemble un document destiné à être relu et transmis, avec un plan et un format de sortie. Dans cet article, elle désigne la production d’un rapport, d’une note ou d’une présentation à partir de documents sélectionnés par l’utilisateur.

La fiche de réalisation TW3 Partners, dans son état du 9 octobre 2026, situe le besoin chez les ingénieurs et chefs de projet d’un grand groupe de l’énergie. Ils compilent des rapports et présentations à partir de documents existants. Les fonctions décrites prennent en charge cette préparation documentaire jusqu’à l’export.

L’article Interroger ses documents internes avec l’IA, daté du 2 octobre 2026 par TW3 Partners, traite déjà de la question-réponse. Pour cadrer un projet comparable de génération de livrables, nous recommandons de partir du document attendu : à qui sera-t-il remis et quelle décision doit-il éclairer ? Les pièces à retenir se choisissent ensuite en fonction de cet objectif.

2. Quels livrables l’assistant produit-il ?

L’assistant produit des rapports, des notes et des présentations, compare des documents et permet un export Word. La fiche TW3 Partners énumère les fonctions suivantes ; les libellés de la première colonne reprennent ceux de la réalisation.

FonctionPoint de départ décritSortie décrite
rapports structurés à partir des retours d’expérience internesRetours d’expérience internesRapport structuré
notes à partir d’un brouillonBrouillonNote
comparaison de documentsDocuments sélectionnésComparaison
génération de présentations PowerPoint à partir d’un plan produit par le modèlePlan produit par le modèlePrésentation PowerPoint
export WordLivrable après relectureFichier Word

Pour cadrer un usage similaire, nous recommandons de choisir un type de livrable et d’en définir les critères de relecture avec le métier. Pour une note, on pourra examiner la fidélité de la synthèse aux pièces retenues ; pour une présentation, la correspondance entre les titres des diapositives et les éléments qui les soutiennent.

La fiche ne publie aucun gain de temps mesuré. Nous recommandons donc de mesurer le travail complet, de la sélection des pièces à la validation du fichier, en incluant les corrections du relecteur.

3. Pourquoi faire générer d’abord un plan ?

Nous recommandons de relire le plan pour examiner l’organisation du document avant sa rédaction. La réalisation décrite par TW3 Partners suit cette séquence : sélection des sources, génération d’un plan puis du livrable, relecture par la conversation et export.

Pour un projet de ce type, la validation préalable du plan serait à inscrire dans le cadrage de la solution. Elle permettrait au responsable métier de contrôler la place donnée à chaque sujet et les sections pour lesquelles des pièces restent à réunir.

Nous proposons de relire le plan en rapprochant chaque rubrique des documents sélectionnés. Une section attendue sans appui documentaire appelle une recherche complémentaire ou une décision sur le périmètre du livrable. Le commanditaire peut aussi préciser le niveau de détail souhaité et les éléments à réserver aux annexes. Cette préparation définit ce que le relecteur devra retrouver dans le document final.

4. Comment garder le lien avec les sources ?

Le travail commence par la sélection des documents dans la bibliothèque ou par le dépôt de pièces, comme l’indiquent les étapes de la fiche TW3 Partners. Pour organiser la traçabilité d’un projet comparable, nous recommandons de conserver la liste des pièces retenues avec leur version et leur date.

Nous recommandons aussi de rattacher les affirmations importantes du livrable à un passage précis, puis de vérifier que ce repère permet au relecteur de retrouver le document. Le responsable métier devrait fixer la règle à appliquer aux versions successives et aux pièces contradictoires avant la génération. Lorsqu’un arbitrage est nécessaire, nous proposons d’en garder une trace avec le document validé.

La fiche de recherche documentaire de TW3 Partners, relevée le 9 octobre 2026, décrit des réponses qui renvoient au document et à la page source. Pour les rapports et présentations exportés, la forme de ces renvois reste à confirmer. Dans le cahier des charges, nous recommandons de définir séparément la traçabilité attendue dans la conversation et celle attendue dans le fichier remis au destinataire.

5. Quelle place pour la relecture humaine ?

La relecture intervient après la génération, avec des corrections demandées dans la conversation, avant l’export. La fiche TW3 Partners décrit notamment une présentation « prête à retravailler » : le livrable entre dans un travail de révision.

Nous recommandons d’attribuer la validation du fond à une personne du métier. Sa revue devrait porter sur les conclusions, leur appui documentaire et les réserves nécessaires à la décision. Pour chaque correction, nous conseillons de préciser le passage concerné et la pièce qui justifie la modification, puis de relire le résultat obtenu.

Une revue du fichier exporté devrait ensuite vérifier la lisibilité des tableaux et des diapositives, la présence des références attendues et la concordance entre le titre et le contenu de chaque section. Le destinataire doit pouvoir comprendre ce qui a été validé et retrouver les éléments sur lesquels repose le document.

Pour évaluer un premier déploiement, nous proposons de consigner les corrections demandées et leur motif. Ce relevé permettrait de distinguer les problèmes de sélection des sources, de rédaction et de présentation, puis de décider quelle étape du processus reprendre.

6. Quel hébergement et quels modèles sont déclarés ?

L’hébergement déclaré est un cloud privé OVHcloud en France, au datacenter de Gravelines. La fiche TW3 Partners dans son état du 9 octobre 2026 mentionne Kubernetes managé, PostgreSQL et un stockage S3. Elle désigne Qwen3.5-397B, servi par OVHcloud AI Endpoints, comme modèle principal.

La même description précise que la passerelle de la version en production déclare aussi des modèles Claude via AWS Bedrock, en régions EU et US. Cette précision doit entrer dans l’examen du périmètre technique par la DSI.

Pour un projet analogue, nous recommandons de documenter les modèles autorisés pour chaque catégorie de documents et les régions de traitement correspondantes. La revue devrait rapprocher cette configuration des flux effectivement utilisés par les fonctions de génération. Nous conseillons de distinguer le stockage des pièces, leur transmission au modèle et la conservation du livrable final dans la description remise au commanditaire.

Avant d’ouvrir l’usage aux équipes, nous proposons de faire valider ce périmètre par les responsables concernés et d’intégrer toute modification de modèle ou de région à la gestion des changements de la plateforme.

7. Que retenir de la recherche sur les présentations chiffrées ?

Un registre de faits peut encadrer les chiffres utilisés dans une présentation. La prépublication Better Deck or Different Judge?, de Ludovic Gibert, Matis Despujols et André-Louis Rochet, déposée le 30 septembre 2026 sur arXiv, décrit un moteur déterministe qui construit un registre avec valeur, unité, période et catégorie de provenance. Les sources et les formules y sont enregistrées lorsqu’elles s’appliquent.

Dans le système étudié, une validation rejette les nombres non justifiés après la génération. L’étude porte sur des exercices construits à partir d’informations publiques concernant des émetteurs cotés ou notés. Ce travail voisin doit être distingué de la réalisation documentaire présentée ici.

Notre recommandation pour un livrable chiffré est de préciser, dès le cadrage, comment chaque valeur sera rapprochée de sa source et comment les calculs seront vérifiés. Ces critères peuvent ensuite servir à la relecture du fichier. Le sujet fait l’objet de l’article Présentations de financement produites par un agent : vérifier chaque chiffre avant qu’il entre dans le document.

FAQ

L’IA peut-elle produire une présentation PowerPoint complète ?
La réalisation décrite par TW3 Partners génère une présentation PowerPoint à partir d’un plan produit par le modèle. La fiche la présente comme prête à retravailler, avec une relecture et des corrections par la conversation avant l’export.

À partir de quels documents ?
Les sources sont sélectionnées dans la bibliothèque ou déposées pour le travail demandé. La fiche cite notamment les retours d’expérience internes pour les rapports structurés et un brouillon pour les notes.

Comment prévoir les citations dans le livrable ?
Nous recommandons de demander un renvoi au document et au passage qui soutient chaque affirmation importante. La vérification de ces renvois dans le fichier exporté devrait faire partie des critères de réception convenus avec le métier.

Quels formats d’export sont décrits ?
Les étapes de la réalisation mentionnent Word et PowerPoint. Elles placent l’export après la relecture et les corrections par la conversation.

Peut-on comparer des documents ?
Oui, cette fonction figure dans la réalisation. Pour les achats, la fiche TW3 Partners sur la comparaison de contrats, relevée le 9 octobre 2026, décrit un cas en pilote avec le service achats, fondé sur un référentiel de clauses.

Les données quittent-elles la France ?
La fiche TW3 Partners décrit un hébergement OVHcloud en France et un modèle principal servi par OVHcloud AI Endpoints. Elle déclare également des modèles Claude via AWS Bedrock en régions EU et US ; nous recommandons de vérifier les flux effectifs et les modèles autorisés pour les documents concernés.

Pour aller plus loin

Sources